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L’Avent, un temps pour la joie

28 novembre 2018

bougies

L’Avent, un temps pour nous laisser renouveler…

Une nouvelle année n’est pas faite pour recommencer simplement ce qui s’est déjà fait. Une nouvelle année est une occasion offerte pour être renouvelé dans notre humanité. Depuis le dernier Noël, que de belles choses vécues mais aussi que de combats ! Les mois écoulés ont été marqués des joies et aussi des peines inhérentes à notre condition d’homme et de femme. L’Église elle-même n’a pas été exempte de ces réalités.

Nous sommes invités à accueillir la grâce de l’Avent : celle d’être renouvelés dans notre humanité.

Même si nous vivons traversés à la fois par la croix et la victoire, l’horreur et la beauté, le péché et la sainteté, le Cœur de Jésus, le Messie, vient s’ouvrir à nous et à tous d’une façon nouvelle. Il vient projeter une lumière neuve sur nos vies, nous infuser une charité qui n’est pas une redite, nous plonger dans un amour renouvelé.

Un Noël sans joie a perdu de sa saveur, un Noël sans amour partagé n’a pas le goût attendu. Même ceux qui ne connaissent pas Jésus sentent cela. Jésus vient pour réchauffer nos cœurs et les transformer en foyer de lumière, de charité et d’amour. Il nous invite à entrer dans la JOIE promise donnée par l’Esprit du Messie, une joie que rien ni personne ne pourra nous ravir.

Les saints nous montrent le chemin. L’Esprit Saint les a fait jaillir dans des périodes aussi troublées ou plus troublées que la nôtre. Chaque semaine, vous pourrez vous mettre à l’école d’une figure joyeuse de l’Église dans le but d’accueillir de façon nouvelle le souffle de Jésus-Christ.

2ème semaine de l’Avent : Carlo Acutis

Décédé en 2006 à l’âge de 15 ans d’une leucémie foudroyante, Carlo Acutis a laissé un sillage de lumière. Tout en vivant à plein son adolescence, bien de son temps, amoureux de la vie, passionné de sport et d’informatique, il s’est laissé séduire par l’amitié pour le Christ.

Être toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie …

Sa modernité et son actualité s’alliaient parfaitement avec sa vie eucharistique et sa dévotion mariale dans lesquelles il puisait sa joie et sa liberté.

La tristesse est le regard tourné vers soi, la joie le regard tourné vers Dieu.

Le secret pour être vraiment soi-même : avoir comme boussole : la Parole de Dieu ; comme autoroute, l’Eucharistie ; comme plus court chemin pour monter au Ciel : le Rosaire ; comme appui : l’Église.

Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies.

Le Seigneur nous invite à croire au potentiel des jeunes qui nous entourent. Ils ont quelque chose à nous apporter. Demandons au Seigneur de savoir porter sur eux un regard d’émerveillement. Les jeunes sont le trésor de l’Église et l’Église est le trésor des jeunes.

1ère semaine de l’Avent : sainte Thérèse d’Avila.

Demandons à sainte Thérèse de Jésus le chemin de la joie.  Connue pour son côté aventurier comme pour sa rigueur pour réformer les carmels, la grande Thérèse mérite aussi d’être connue pour sa joie et sa liberté.

En plein XVIe siècle, dans une période peu glorieuse de l’Église catholique qui entraînera la réaction de Luther et la déchirure de l’Église, cette femme avec un tempérament de conquistador va aider les carmels à retrouver leur ferveur première. Ils étaient alors mangés de l’intérieur par les mondanités extérieures. Après sa rencontre avec le Christ crucifié, soutenue par Jean de la Croix, Thérèse de Jésus va permettre à la belle œuvre du Carmel de recevoir un souffle nouveau. Comme le dit le pape François, « elle a vécu les difficultés de son époque – si compliquée – sans céder à la tentation de se plaindre amèrement, mais au contraire en les acceptant dans la foi comme une opportunité pour faire un pas de plus sur le chemin. Et c’est que « c’est toujours le temps pour Dieu de faire de grandes miséricordes à qui le sert en vérité » (Fondations 4,6).

Toute sa vie, bien qu’exigeante avec la clôture, le respect du silence, elle est restée profondément humaine et joyeuse. Sa joie débordait, elle la transmettait à son entourage et la voyait comme un chemin à parcourir toute la vie. Elle la puisait dans l’oraison.

« Que celui qui n’aurait pas commencé à faire oraison, je le supplie pour l’amour de Dieu, de ne pas se priver d’un si grand bien !… L’oraison mentale n’est à mon avis qu’un commerce intime d’amitié où l’on s’’entretient seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé »  (Vie ch. 8)

A l’un de ses monastères en difficulté, elle écrivait : « Ne cessez pas d’être joyeux ! » (Lettre 284,4).

Comment ne pas rapporter cet épisode concernant l’enterrement d’une de ses sœurs ? Il était évident pour la réformatrice que la défunte morte en odeur de sainteté soit au ciel. Qu’à cela ne tienne, elle écrit un chant qu’elle fera danser avec des tambourins autour d’une cercueil.

Que retenir ? Dans une période très perturbée de l’Église, une femme se lève avec au cœur l’exigence de sa vocation et la liberté joyeuse que Dieu donne dans sa présence.